Développer la vitesse
La course est courte mais intervient après une natation et un vélo réalisés à haute intensité. La capacité à courir vite immédiatement après T2 devient déterminante.
Récupération 2 min entre les répétitions.
GUIDE COMPLET
LES SÉANCES CLÉS
Une préparation efficace ne repose pas sur une seule séance. Le triathlète doit combiner plusieurs types d’entraînements pour développer son endurance, sa vitesse et sa capacité à maintenir une allure élevée, tout en contrôlant la fatigue générée par la natation et le vélo.
LA BASE
Les footings faciles permettent d'accumuler du volume avec une fatigue limitée et constituent une grande partie du travail de course à pied.
60 min en endurance à une allure confortable et régulière.
ALLURE
Ce travail développe votre capacité à maintenir une allure soutenue et prépare progressivement l'organisme aux intensités rencontrées en compétition.
3 × 10 min au seuil avec 3 min de récupération facile.
VITESSE
Les intervalles courts ou moyens permettent de développer la vitesse, la VO₂max et la capacité à courir efficacement à haute intensité.
8 × 400 m rapide avec 1 min 30 de récupération.
ENDURANCE
Elle développe la résistance à la fatigue et devient particulièrement importante lorsque l'objectif se dirige vers le 70.3 ou l'Ironman.
1 h 30 facile avec les 20 dernières minutes légèrement progressives.
SPRINT → IRONMAN
Les qualités nécessaires évoluent fortement selon le format préparé. Un triathlon Sprint demande de pouvoir courir vite après un effort intense, tandis qu’un Ironman exige surtout une excellente endurance et une grande résistance à la fatigue. Votre entraînement doit donc évoluer avec votre objectif.
La course est courte mais intervient après une natation et un vélo réalisés à haute intensité. La capacité à courir vite immédiatement après T2 devient déterminante.
Récupération 2 min entre les répétitions.
Sur 10 km, l’intensité reste importante mais la capacité à maintenir une allure soutenue devient centrale. Le travail au seuil prend davantage de place dans la préparation.
Récupération 3 min entre les blocs.
Après 90 km de vélo, l’enjeu principal devient la capacité à conserver une allure régulière pendant un semi-marathon avec des réserves énergétiques déjà fortement sollicitées.
Travail spécifique intégré dans une sortie longue.
Le marathon arrive après plusieurs heures d’effort. L’économie de course, l’endurance et la capacité à préserver son allure malgré la fatigue deviennent largement prioritaires.
Volume adapté au niveau et intégré à la charge globale.
Plus la distance augmente, plus la priorité se déplace vers l’endurance, l’économie de course et la gestion de la fatigue. Cela ne signifie pas qu’un triathlète longue distance doit abandonner complètement le travail de vitesse : les différentes qualités continuent de se compléter tout au long de la préparation.
FRÉQUENCE HEBDOMADAIRE
Le nombre de séances de running doit évoluer avec la distance préparée, votre niveau et votre capacité de récupération. L’objectif n’est pas d’accumuler les sorties, mais de trouver une fréquence suffisamment élevée pour progresser sans compromettre le vélo et la natation.
Un volume relativement faible peut suffire si les séances sont bien structurées. La priorité reste la capacité à courir vite après un vélo intense.
EXEMPLE DE RÉPARTITION
Trois séances permettent généralement de travailler l’endurance, l’allure et la vitesse tout en conservant suffisamment de place pour les autres disciplines.
EXEMPLE DE RÉPARTITION
L’endurance devient plus importante. Une quatrième séance facile peut permettre d’augmenter la fréquence sans ajouter une grosse charge d’intensité.
EXEMPLE DE RÉPARTITION
La fréquence devient intéressante pour développer l’endurance, mais l’augmentation du kilométrage doit rester maîtrisée en raison de la charge importante générée par le vélo.
EXEMPLE DE RÉPARTITION
Passer de 3 à 4 séances ne signifie pas ajouter une nouvelle séance difficile. La séance supplémentaire est généralement courte et facile afin d’augmenter la fréquence sans faire exploser la charge d’entraînement.
Un triathlète doit toujours raisonner en tenant compte de ses séances de natation, de vélo et de course. Une fréquence idéale sur le papier ne l’est plus si elle empêche de récupérer correctement.
RÉCUPÉRATION & PERFORMANCE
La course à pied impose des contraintes musculaires et mécaniques importantes. Lorsqu’elle est associée au vélo et à la natation, une récupération suffisante devient indispensable pour assimiler les entraînements et maintenir une bonne qualité de séance.
Les glucides permettent notamment de soutenir les séances exigeantes et de reconstituer les réserves énergétiques, tandis qu’un apport adapté en protéines participe à la récupération musculaire après l’entraînement.
L’hydratation et le sommeil jouent également un rôle majeur. Plus le volume d’entraînement augmente, plus la nutrition et la récupération doivent être considérées comme une véritable partie de votre préparation au triathlon.
Découvrez comment adapter vos apports avant, pendant et après l’entraînement pour soutenir votre endurance, votre récupération et vos performances sur les trois disciplines.
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