La nutrition peut devenir le facteur limitant de votre triathlon
Pourquoi faut-il se ravitailler pendant un triathlon ?
Combien de glucides par heure pendant un triathlon ?
Il n’existe pas une quantité universelle pour tous les triathlètes. Les besoins dépendent notamment de la durée de course, de l’intensité, de votre niveau et de votre tolérance digestive. Les repères permettent néanmoins de construire une stratégie progressive.
Apport modéré
Sur des efforts de quelques heures ou moins, des apports modérés peuvent suffire selon la durée réelle et les réserves disponibles.
Zone fréquente sur longue distance
Sur 70.3 et Ironman, des apports plus importants permettent d’augmenter la disponibilité énergétique au fil des heures.
Pour les stratégies entraînées
Certains athlètes peuvent dépasser 90 g/h, mais ces niveaux nécessitent une stratégie spécifique et une excellente tolérance.
Une stratégie pourrait par exemple combiner 60 g de glucides dans une boisson + un gel apportant 30 g au cours de l’heure. L’important n’est pas la combinaison exacte, mais d’atteindre progressivement votre cible avec des produits que vous êtes capable de tolérer pendant l’effort.
30, 60, 90 ou plus de 90 g de glucides par heure : comment choisir ?
Gels, boissons ou aliments solides : que choisir ?
Il n’est pas nécessaire de choisir une seule source de glucides. Sur longue distance, combiner plusieurs formats permet souvent de faciliter l’organisation du ravitaillement et d’éviter la lassitude au fil des heures.
Les gels
Concentrés et faciles à transporter, les gels permettent de connaître précisément la quantité de glucides consommée à chaque prise.
Les boissons glucidiques
Elles permettent d’apporter simultanément des liquides et des glucides. Elles sont particulièrement pratiques pendant la partie cycliste.
Les aliments solides
Barres, pâtes de fruits ou autres aliments faciles à mâcher peuvent apporter de la variété, surtout pendant les premières heures.
LES SOURCES
Sur longue distance, une approche efficace peut consister à utiliser une boisson glucidique comme base, puis à compléter avec des gels ou des aliments solides pour atteindre votre objectif horaire. Vous évitez ainsi de dépendre d’un seul produit pendant plusieurs heures.
Comment répartir ses glucides pendant un triathlon ?
Combien boire pendant un triathlon ?
Il n’existe pas une quantité universelle. Vos besoins dépendent surtout de la chaleur, de votre taux de transpiration, de la durée de course et de votre tolérance digestive. Le but est de limiter la déshydratation sans boire plus que nécessaire.
Besoins modérés
Peut convenir à certains athlètes lorsque les conditions sont fraîches et que les pertes par transpiration restent limitées.
Repère fréquent
Cette plage peut servir de point de départ pour de nombreux triathlètes, notamment sur la partie vélo.
Forte transpiration
Certains athlètes peuvent avoir besoin de davantage par forte chaleur, mais ces volumes doivent être individualisés et testés.
La meilleure méthode consiste à estimer votre taux de transpiration à l’entraînement. Comparez votre poids avant et après une sortie longue, en tenant compte des boissons consommées. Vous pourrez ensuite ajuster plus précisément votre stratégie selon la température et la durée prévue de votre triathlon.
Combien de sodium consommer pendant un triathlon ?
Sprint, Olympique, 70.3 et Ironman : quelle stratégie nutritionnelle ?
Plus le triathlon s’allonge, plus le ravitaillement devient déterminant. Les valeurs ci-dessous constituent des points de départ à individualiser selon votre durée de course, votre intensité, les conditions et votre tolérance digestive.
Arriver au départ avec de bonnes réserves plutôt que chercher à manger beaucoup pendant l’épreuve.
Profiter principalement du vélo pour apporter les glucides nécessaires à l’ensemble de l’épreuve.
Commencer tôt sur le vélo et arriver à T2 avec suffisamment d’énergie pour maintenir votre semi-marathon.
Une stratégie testée pendant les sorties longues devient une composante majeure de la performance.
FAIT LA DIFFÉRENCE
Plus la distance augmente, plus vous devez exploiter la partie cycliste pour manger et boire régulièrement. Sur 70.3 et Ironman, votre nutrition vélo ne sert pas seulement à maintenir votre puissance : elle doit aussi vous permettre de commencer la course à pied avec suffisamment d’énergie et un système digestif encore fonctionnel.
Les erreurs de ravitaillement à éviter pendant un triathlon
Une bonne stratégie doit être simple, régulière et testée à l’entraînement. Sur longue distance, quelques erreurs peuvent coûter cher dans la deuxième moitié de course.
Attendre d’avoir faim ou d’être en baisse d’énergie
Sur un triathlon long, les apports doivent être anticipés. Commencez suffisamment tôt sur le vélo plutôt que d’essayer de rattraper votre retard plus tard.
Viser trop haut sans entraînement digestif
Passer brutalement à 90 ou 100 g/h peut provoquer ballonnements, nausées ou troubles digestifs. Augmentez vos apports progressivement.
Ne pas suffisamment profiter de la partie cycliste
Le vélo est généralement le moment le plus favorable pour manger et boire. Sous-ravitailler sur le vélo peut fortement pénaliser la course à pied.
Boire beaucoup trop ou pas assez
Une stratégie hydrique doit être adaptée à vos pertes. Ne cherchez ni à limiter excessivement les boissons ni à boire systématiquement au maximum.
Essayer de rattraper son retard juste avant la course à pied
Avaler une grande quantité de glucides ou de liquide juste avant T2 peut augmenter fortement l’inconfort digestif pendant les premiers kilomètres.
Utiliser une stratégie jamais testée
Nouveaux gels, nouvelle boisson ou dosage différent : une compétition importante n’est pas le moment d’expérimenter votre nutrition.
Construisez votre stratégie à l’entraînement : cible de glucides par heure, volume de liquide, sodium, fréquence des prises et produits utilisés. Sur 70.3 ou Ironman, votre plan nutritionnel doit être aussi préparé que votre allure et votre puissance de course.
Construisez votre stratégie nutritionnelle de A à Z
Les glucides consommés pendant la course ne sont qu’une partie de votre stratégie. Découvrez notre guide complet pour apprendre à gérer votre alimentation avant le départ, votre ravitaillement, votre hydratation et votre récupération après le triathlon.