Pourquoi les glucides sont essentiels à vélo ?
Combien de glucides faut-il consommer par heure à vélo ?
Pourquoi consommer des glucides pendant une sortie vélo ?
Combien de glucides par heure à vélo ?
Il n’existe pas une quantité unique adaptée à toutes les sorties. Les besoins augmentent généralement avec la durée et l’intensité de l’effort. Les valeurs ci-dessous constituent donc des repères à individualiser.
Effort relativement court
Un apport modéré peut suffire lorsque la sortie reste relativement courte et que les exigences énergétiques sont limitées.
Sortie longue ou soutenue
Autour de 60 g/h constitue un objectif fréquent lorsque la durée augmente et que l’on souhaite maintenir un apport énergétique régulier.
Longue durée et performance
Des apports élevés peuvent être pertinents lors d’efforts prolongés et exigeants, à condition que le système digestif soit habitué à les tolérer.
REPÈRES
Passer directement de faibles apports à 90 g/h n’est pas nécessaire. Commencez avec une quantité que vous digérez correctement puis augmentez progressivement. La stratégie optimale est celle qui correspond à votre effort et que vous pouvez tolérer pendant plusieurs heures.
30, 60 ou 90 g/h : comment choisir ?
Faut-il consommer des glucides sur une sortie de moins d’une heure ?
Sur une sortie courte, les glucides ne sont pas systématiquement nécessaires. La décision dépend surtout de l’intensité de la séance et de votre alimentation avant le départ.
Eau seule peut suffire
Pour 45 à 60 minutes à faible intensité, vos réserves énergétiques sont généralement suffisantes si vous avez mangé normalement auparavant.
Les glucides deviennent plus utiles
Une heure de VO2 max, PMA ou seuil peut être courte en durée mais très exigeante sur le plan énergétique.
Performance prioritaire
Lorsque chaque watt compte, la disponibilité énergétique devient plus importante même sur un effort relativement court.
INTENSITÉ
Une sortie courte n’est pas forcément une sortie facile. Pour déterminer vos besoins, regardez autant le contenu de la séance que sa durée. Plus l’intensité et l’objectif de performance augmentent, plus la disponibilité en glucides devient importante.
Combien de glucides pour une sortie de plus de 4 heures ?
Lorsque l’effort dépasse plusieurs heures, la nutrition devient une véritable composante de la performance. L’objectif est de maintenir un apport régulier en glucides tout en préservant le confort digestif.
Sortie longue à intensité modérée
Lorsque l’intensité reste contrôlée, il n’est pas toujours nécessaire de rechercher les apports les plus élevés.
Effort long et exigeant
Sur une cyclosportive, une course ou une sortie très soutenue, des apports plus élevés peuvent aider à soutenir la performance.
Construire progressivement
Une stratégie élevée en glucides doit être testée à l’entraînement. Augmentez progressivement les quantités plutôt que de tout changer le jour J.
AU TOTAL
Une stratégie de 60 g/h représente déjà environ 300 g de glucides sur 5 heures, contre environ 450 g à 90 g/h. Préparez donc vos bidons, gels, barres et aliments avant le départ afin de disposer de suffisamment de carburant pour toute la sortie.
Adapter ses glucides à l’intensité de la séance
Deux sorties de même durée peuvent demander des stratégies très différentes. Plus l’intensité augmente, plus la contribution des glucides devient importante. Le contenu de la séance doit donc compter autant que sa durée.
Besoin modéré
Sur une sortie facile, les besoins peuvent rester relativement faibles, surtout lorsque la durée est courte.
Augmenter l’apport
Lorsque l’effort devient plus soutenu ou prolongé, un apport régulier permet de mieux soutenir la puissance.
Priorité aux glucides
Sur les séances exigeantes, une bonne disponibilité énergétique aide à maintenir la qualité et la puissance des blocs.
Maximiser ce que vous tolérez
Sur un effort long et compétitif, des apports plus élevés peuvent être utiles si votre système digestif y est préparé.
PLUS DE GLUCIDES
Ces valeurs restent des repères. Votre stratégie doit tenir compte de la durée, de l’intensité, de votre alimentation avant la séance et de votre tolérance digestive. L’objectif n’est pas de viser systématiquement le maximum, mais d’apporter suffisamment d’énergie pour le travail demandé.
Quand commencer à manger pendant une sortie vélo ?
Gel, barre, boisson ou aliments solides : que choisir ?
Il n’existe pas une seule bonne manière d’atteindre votre objectif de glucides. Vous pouvez combiner plusieurs sources selon l’intensité, la durée, vos préférences et votre tolérance digestive.
Gels énergétiques
Compacts et faciles à transporter, ils permettent d’apporter rapidement une quantité connue de glucides sans avoir besoin de mâcher.
Boisson glucidique
Elle permet de répartir progressivement les glucides au fil de la sortie tout en contribuant à l’apport hydrique.
Barres énergétiques
Elles apportent des glucides sous une forme plus solide et peuvent être intéressantes lorsque les heures de selle s’accumulent.
Aliments classiques
Banane, compote, pâte de fruits ou autres aliments simples peuvent également contribuer à vos apports pendant les sorties longues.
SOURCES
Vous n’avez pas besoin de choisir une seule source pendant toute la sortie. Sur plusieurs heures, combiner boisson, gels et aliments plus solides permet de varier les textures et de construire plus facilement votre apport horaire. Plus l’intensité augmente, plus les formats faciles à consommer deviennent pratiques.
Comment atteindre 60 g de glucides par heure à vélo ?
60 g/h peut sembler important lorsqu’on raisonne uniquement en grammes. En pratique, cet objectif est assez simple à construire en combinant plusieurs sources de glucides au cours de chaque heure.
Simple et pratique
Pour les efforts intenses
Pour une sortie longue
Les valeurs varient selon les produits. Un gel peut contenir 20, 25, 30 g de glucides ou davantage et il en va de même pour les barres et boissons. Vérifiez donc l’étiquette nutritionnelle et raisonnez en grammes de glucides réellement consommés par heure, plutôt qu’en nombre de produits.
Comment atteindre 90 g de glucides par heure à vélo ?
Atteindre 90 g/h demande une stratégie plus structurée. L’objectif est de répartir les glucides régulièrement pendant l’heure et de combiner plusieurs sources que vous tolérez bien.
Stratégie mixte
30 g toutes les 20 min
Facile à consommer
PROGRESSIVEMENT
Si vous consommez habituellement 30 ou 40 g/h, ne passez pas brutalement à 90 g/h. Faites évoluer vos apports progressivement afin d’habituer votre système digestif. À ces niveaux, la combinaison de plusieurs types de glucides devient également particulièrement intéressante, notamment glucose et fructose.
Glucose + fructose : pourquoi combiner plusieurs sources de glucides ?
Peut-on consommer plus de 90 g de glucides par heure à vélo ?
Oui. 90 g/h n’est pas une limite physiologique absolue. Certains cyclistes utilisent aujourd’hui des apports supérieurs lors d’efforts très longs et exigeants. Cela ne signifie toutefois pas que tout le monde doit chercher à les atteindre.
Pas besoin de maximiser
Pour de nombreuses sorties, un apport autour de 60 g/h peut déjà représenter une stratégie solide et suffisante.
Un objectif déjà conséquent
Pour les longues sorties et compétitions, 90 g/h représente déjà un apport important qui nécessite une stratégie bien maîtrisée.
Possible dans certains contextes
Des apports supérieurs peuvent être utilisés sur des efforts prolongés lorsque les besoins énergétiques sont très élevés et la stratégie déjà entraînée.
TOUJOURS MIEUX
Le but n’est pas d’atteindre le chiffre le plus élevé possible. Cherchez plutôt la quantité qui soutient votre performance tout en restant parfaitement tolérable. Avant d’envisager 90 g/h ou davantage, commencez par maîtriser une stratégie régulière à des niveaux inférieurs.
Comment entraîner son système digestif à consommer plus de glucides ?
Les erreurs fréquentes avec les glucides à vélo
Une bonne stratégie ne repose pas uniquement sur un objectif en g/h. Il faut aussi éviter les erreurs qui peuvent réduire l’efficacité de vos apports ou provoquer fatigue, inconfort digestif et baisse de performance.
Attendre la faim pour commencer à manger
Sur une sortie longue, commencer trop tard peut créer un retard énergétique difficile à rattraper. Mieux vaut anticiper et répartir les apports régulièrement.
Passer directement à 90 g/h
Une augmentation brutale peut provoquer ballonnements, nausées ou inconfort. Montez progressivement pour laisser le système digestif s’adapter.
Consommer tout en une seule prise
Répartir les glucides en petites prises régulières est généralement plus pratique que d’ingérer une grosse quantité une seule fois dans l’heure.
Raisonner en gels plutôt qu’en grammes
Tous les gels, barres et boissons ne contiennent pas la même quantité de glucides. Vérifiez toujours les valeurs nutritionnelles des produits utilisés.
Oublier l’eau et la concentration des boissons
Une boisson très concentrée ou des gels consommés sans suffisamment d’eau peuvent être plus difficiles à tolérer selon les conditions et les produits.
Tester une nouvelle stratégie le jour J
Vos quantités, produits et fréquences de prise doivent déjà avoir été testés pendant les entraînements longs ou spécifiques.
AVANT DE ROULER
Avant une longue sortie, calculez approximativement la quantité totale dont vous aurez besoin et préparez vos bidons, gels et aliments en conséquence. Une stratégie simple, régulière et déjà testée sera généralement plus fiable qu’une nutrition improvisée une fois la fatigue installée.
Construisez votre stratégie nutritionnelle à vélo
Les glucides pendant l’effort ne représentent qu’une partie de votre stratégie. Retrouvez notre guide complet pour comprendre quoi manger avant, pendant et après vos sorties et mieux gérer votre hydratation et votre récupération.