Pour augmenter sa vitesse moyenne à vélo, il ne suffit pas d’essayer de rouler plus vite à chaque sortie. Certaines habitudes donnent même l’impression de bien s’entraîner alors qu’elles peuvent progressivement limiter la progression et augmenter inutilement la fatigue.
1. Essayer de battre sa moyenne à chaque sortie
C’est probablement l’erreur la plus évidente. Si chaque entraînement devient une tentative de record sur Strava, vous finissez par réaliser une grande partie de vos sorties à une intensité intermédiaire : trop élevée pour récupérer correctement, mais pas suffisamment ciblée pour remplacer une véritable séance intensive.
Certaines sorties doivent volontairement être lentes. Leur objectif est de construire votre endurance, pas d’améliorer votre moyenne du jour.
2. Faire uniquement de l’endurance
La Zone 2 constitue une base essentielle, mais accumuler uniquement des kilomètres faciles finit par limiter certains axes de progression.
Pour augmenter votre potentiel de vitesse, il est intéressant d’intégrer progressivement du travail au seuil, du Sweet Spot et des intervalles à haute intensité, en fonction de votre niveau et de votre capacité de récupération.
3. Faire trop de séances difficiles
L’erreur inverse existe également. Enchaîner fractionné, seuil, sorties rapides et attaques avec les copains ne signifie pas nécessairement progresser plus vite.
Les adaptations se construisent également pendant la récupération. Si la fatigue devient permanente, la qualité des séances diminue et vous risquez de ne plus pouvoir produire suffisamment d’intensité lorsque celle-ci est réellement nécessaire.
4. Négliger les sorties longues
Être puissant pendant 30 ou 60 minutes ne garantit pas que vous conserverez cette puissance après trois heures.
Les sorties longues développent votre capacité à résister à la fatigue. Si votre objectif est d’augmenter votre moyenne sur 80, 100 ou 150 km, cette qualité devient particulièrement importante.
5. Se focaliser uniquement sur le poids du vélo
Gagner 500 grammes sur un vélo peut être intéressant dans certaines situations, particulièrement lorsque la pente augmente. Mais sur le plat, votre position aérodynamique, vos vêtements, vos pneumatiques et votre puissance peuvent avoir beaucoup plus d’impact sur votre vitesse.
Un vélo plus cher ne compensera pas un entraînement mal structuré.
6. Comparer des moyennes qui ne sont pas comparables
31 km/h avec 1 000 m de dénivelé n’est pas équivalent à 31 km/h sur une route parfaitement plate.
Vent, circulation, intersections, revêtement, température, dénivelé et conduite en groupe peuvent tous modifier considérablement votre moyenne.
Pour mesurer votre progression, comparez plutôt vos performances sur un même parcours ou dans des conditions similaires, et utilisez la puissance et la fréquence cardiaque lorsque vous disposez de ces données.
À retenir
Votre objectif ne doit pas être de rouler vite à chaque entraînement, mais de construire progressivement les qualités qui vous permettront de rouler vite lorsque vous le souhaitez.
Endurance + séances ciblées + récupération + aérodynamisme + régularité : c’est l’ensemble qui fait progresser votre vitesse moyenne.